En apprenant que le centre Pompidou faisait une exposition sur les femmes artistes, j’ai ressenti un soulagement, enfin ! ! !
J’ai été déçu.
Paradoxalement au titre de l’exposition, les femmes artistes ne sont pas, pour moi, mises en valeur.
Il s’agit d’un melting-pot historique d’œuvres, mêlant tous les différents médiums.
L’atmosphère est labyrintique, tout est ouvert sur tout.
Il en ressort une tentative laborieuse de mettre en avant l’intellect féminin et pourquoi pas l’esthétisme des œuvres ?
Il serait injuste d’en rendre responsable les artistes, car beaucoup de travaux nous parlent.
J’ai personnellement remarqué :
L’installation de Christina Iglesias(2002 ). Son travail est une suspension de tapis tressés,
-Le baiser de l’artiste, de Orlan
« Le Baiser de l’artiste en échange d’une simple pièce de cinq francs. L’artiste est assise derrière une photo de son buste grandeur nature à côté de son effigie en madone. Sa prestation déclenche un énorme scandale et elle se voit renvoyée de l’école de formation d’animateurs socioculturels où elle enseigne depuis plusieurs années! C’est le début de la reconnaissance. » description de Philippe piguet
On retrouve la majeure partie des peintres au second étage de l’exposition.
Certaines pièces sont réservées aux femmes plasticiennes, on retrouve entre autre :
-Joan Mitchell, Sonia delaunay, Helen Frankenthaler, Maria Elena da Silva.
Mais la majeure partie(où se glisse des artistes de renom tel Dora Maar, Tamara de Lempicka) est occupée par « la présentation des collections modernes…dont le musée possède un fond important tels que Picasso, Brancusi, Matisse, Delaunay, Léger, Rouault, Hantaï…brochure de l’esposition).
D’ailleurs la qualité écrase tout et contraste avec le peu d’œuvres plastiques féminines présentées.
Les peintures et dessins de Marie Laurencin, Suzanne Valadon se débattent vaillement dans leur petit espace.
On attendait plus d’œuvres plastiques et contemporaines, où sont-elles ?
L’intention était bonne, je ne suis pas convaincu du résultat, beaucoup de bruit…
Il est interessant de remarquer que le commissaire d’exposition est une femme : Camille Morineau . Elle est conservateur au Musée national d’art moderne, et a été longtemps critique d’art au journal Libération et ancienne rédactrice en chef de Beaux-art…
Les co-commissaires sont :
-Quentin Bajac, collections photographiques
-Cécile Debray, collections historiques
-Valérie Guillaume, collections architecture et design
-Emma Lavigne, création contemporaine et prospective,
conservateurs au Musée national d’art moderne.
C.L.